FIAT LUX ROLISTICUM !!

JDR
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 2036 - 2056 : Bugs et Companies (Epoque SR1- SR2)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Phil

avatar

Nombre de messages : 1428
Localisation : Londra, Grandbretan
Date d'inscription : 18/11/2009

MessageSujet: 2036 - 2056 : Bugs et Companies (Epoque SR1- SR2)   14.02.12 0:50

L’humanité étant la race éminemment tolérante que l’on connaît, personne ne devrait être surpris d’apprendre que l’accueil rétrograde réservé aux elfes, aux orks, aux nains et aux trolls dans ce coin de l’univers allait finalement se terminer par un grand choc. Tous ceux qui se trouvaient pris entre deux feux, qui souffraient d’une crise existentielle ou qui cherchaient juste un endroit où se sentir chez eux trouvèrent une main tendue de la part d’une organisation flippante, la Confrérie universelle. Je dis « flippante » parce que, sans déconner, vous vous attendez à une étreinte chaleureuse de la part d’esprits insectes, vous ? Leur genre, c’était plutôt la possession, mais personne ne sut exactement ce qui se tramait avec la Confrérie avant qu’il ne soit trop tard et que Chicago n’en paie le prix.





MÉTA-HAINE

Même si tous les membres du Policlub Humanis ne sont pas des fous furieux, dans le grand organigramme de la haine anti-métahumaine, ils ne sont quand même pas loin du sommet. Mais les vrais durs restent quand même Alamos 20 000, qui se rendit célèbre en 2036 en bombardant au napalm une bourgade de l’Ohio, tuant vingt personnes. La même année, le 14e Amendement fut ajouté à la Constitution des UCAS, mettant en place le Système d’Identification par Numéro (SIN) et exigeant l’enregistrement de tous les citoyens des UCAS. Toutes les personnes dépourvues de matricule SIN furent déclarées « citoyens probatoires » et ne disposaient que de droits limités. Oui, un shadowrunner sans SIN entre dans cette catégorie. Cela signifiait aussi que les métahumains se retrouvaient parfois exclus du système, car si les espèces autres qu’homo sapiens avaient droit à la citoyenneté probatoire, la pleine citoyenneté était soumise à l’approbation du Congrès.
Ça tombait bien pour Dunkelzahn, qui obtint ce droit alors qu’il se présentait à l’élection présidentielle. Qui peut dire non à un dragon ? Par la suite, la procédure se généralisa.



LES ENRAGÉS

C’est sans grande surprise que les crimes racistes à l’encontre des métahumains se multiplièrent. Ces années de haine atteignirent leur apogée la nuit du 7 février 2039, connue sous le nom de « Nuit de la rage ». Comme sous l’effet d’une conspiration mondiale (ce fut peut-être d’ailleurs le cas), des émeutes éclatèrent dans le monde entier, dirigées contre les populations métahumaines, leurs amis, leurs familles et tous ceux qui cherchaient à leur ressembler. Des centaines de milliers de personnes furent tuées et se retrouvèrent parquées (« pour leur propre sécurité ») et détenues sous bonne garde.


À Seattle, des terroristes du groupe Hand of Five prirent d’assaut les docks et les entrepôts dans lesquels les métahumains avaient été rassemblés. De nombreux lieux furent incendiés, les gens paniquèrent et la Garde du métroplexe ne bougea pas le petit doigt. L’Underground ork naquit de cette tragédie. Ceux qui gardent un souvenir de cette nuitlà ressentent au mieux une vive amertume envers ces bigots, et au pire haïssent tous les humains. Trois jours plus tard, les salopards d’Alamos 20 000 refaisaient parler d’eux en faisant sauter les fondations de la Sears Tower de Chicago. L’attaque détruisit ou endommagea gravement de nombreux bâtiments sur plusieurs blocs. Personne ne voulant la reconstruire, la zone prit le nom de Shattergraves et devint un refuge pour les fantômes et les goules affamées qui l’infestèrent. Boston connut son Bloody Thursday le jour de la Marche de la Saint Patrick. Les Knights of the Red Branch, un groupe de cul bénis extrémistes fâchés de s’être fait jeter de Tír na nÓg, firent sauter une bombe dans un restaurant elfique bondé, situé sur la route du cortège. L’attentat fit vingt-quatre morts, des dizaines de blessés et provoqua des émeutes raciales à travers toute la ville qui causèrent quant à elles des centaines de victimes supplémentaires. Les gens ne s’en sont pas encore remis et la colère et le ressentiment restent sensibles.


LA CONFRÉRIE UNIVERSELLE


Cette organisation humanitaire prônant la tolérance et l’amour ouvrit ses portes en Californie en 2042, puis s’établit à Seattle en 2045. D’autres chapitres furent créés ailleurs, entre autres à Denver et Chicago, mais ils furent par contre mystérieusement interdits dans des endroits comme Tír na nÓg. La plupart de ces centres d’accueil offraient un suivi psychologique, d’autres disposaient de soupes populaires et de cliniques gratuites, à première vue un cadeau du ciel pour
ceux qui ne pouvaient pas s’offrir des soins décents. Près d’une décennie plus tard, cependant, nous devions tous découvrir
ce que dissimulait en réalité la Confrérie : des esprits insectes.


Le FBI découvrit en 2055 que les insectes se servaient de la Confrérie de Seattle comme d’une façade pour recruter des hôtes et invoquer encore plus de leurs semblables. Avant que vous ayez pu dire « Reine Euphoria », les autorités commencèrent à fermer toutes les branches nord-américaines de l’organisation. D’autres agences devaient avoir été
alertées de par le monde, car en 2056 tous les centres avaient été fermés. Les raisons invoquées allaient de la corruption financière à la violence terroriste aveugle, en passant par d’autres crimes du même acabit, destinés à dissimuler la vérité à l’opinion publique. Mais l’horreur de ce qui arriva à Chicago devait de toute manière finir par tout révéler.

LA BOMBE DE CERMAK

Des équipes d’Ares découvrirent que Chicago abritait une des plus grandes ruches d’Amérique du Nord : une petite armée d’agents de Knight Errant Security fut donc envoyée sur place pour s’en charger, mais ils foirèrent méchamment leur coup et libérèrent des essaims entiers qui se répandirent dans toute la ville. Comme si cela ne suffisait pas, la ville fut isolée et murée, piégeant les habitants. Une équipe d’Ares, elle aussi prise au piège, enfonça le dernier clou dans le cercueil de Chicago en faisant délibérément ou accidentellement sauter une petite charge nucléaire tactique, dont l’explosion fut mystérieusement contenue, par chance ou peut-être par l’action du Saint-Esprit. Même si la bombe de Cermak avait permis d’éliminer une partie des esprits insectes, d’autres engloutirent tout de même la ville, terrifiant simples civils et petits chefs de guerre autoproclamés à travers le métroplexe maudit. Même si Ares et le gouvernement des UCAS nettoyèrent la ville par la suite (enfin, en grande partie), l’espace astral y est toujours contaminé.

Revenir en haut Aller en bas
Phil

avatar

Nombre de messages : 1428
Localisation : Londra, Grandbretan
Date d'inscription : 18/11/2009

MessageSujet: Re: 2036 - 2056 : Bugs et Companies (Epoque SR1- SR2)   15.02.12 8:57

LE PANTHEON CORPORATISTE


Même si le paysage corporatiste a toujours été et sera toujours changeant, les mégacorporations telles que nous les connaissons en 2070 sont toutes clairement identifiables depuis les années 40. C’est à cette époque qu’elles commencèrent à renforcer leurs identités respectives pour devenir les géants monolithiques dans l’ombre desquels nous vivons depuis 2033. Chacune des dix « classée AAA » détaillées plus loin fait partie de la cabale corporatiste qui mène la danse, plus connue sous le nom de Cour corporatiste.


ARES



Tout commence avec Damien Knight. Personne n’avait jamais entendu parler de lui jusqu’à ce qu’il réalise « l’Acquisition éclair » de 2033, après quoi son nom était sur toutes les lèvres. À l’aide d’une petite merveille de programmation réalisée à Stockholm, en Suède, il réussit à prendre le contrôle de 22 % des parts d’Ares Industries et à défier son PDG, Leonard Aurelius, pour prendre le contrôle de la corpo. Certains affirment qu’il aurait accompli cet exploit avec l’aide du grand dragon
Dunkelzahn, d’autres disent que Knight n’est autre que l’ancien leader d’Echo Mirage, David Gavilan, sorti de l’ombre après être resté planqué un moment. Quelle que soit la vérité, personne ne peut contester que Damien Knight est un requin corporatiste talentueux, parce qu’il est toujours en place.


FUCHI



L’année suivante, une société de Boston du nom de Matrix Systems produit et commercialise le premier cyberterminal vendu sur le marché semi-légal, « Portal ». Les fondateurs, Ken Roberts et Michael Eld, font partie des survivants d’Echo Mirage et ont utilisé leurs connaissances pour développer une version portable de l’équipement utilisé lors du combat contre le virus. Ils ne vivront cependant pas assez longtemps pour profiter du fruit de leur labeur : tous deux trouvent la mort dans de mystérieux accidents. Richard Villiers, un boucanier corporatiste qui a acheté 49% de leur compagnie, se retrouve seul propriétaire. Il envoie toutes les données concernant les Portals ainsi que plusieurs exemplaires à une compagnie du nom de Fuchi Industrial Electronics et exige un tiers des parts en échange d’une cession totale de tout le matériel. Korin Yamana et Shikei Nakatomi, les autres actionnaires, acceptent à contrecoeur, et c’est ainsi que Fuchi commença sa percée exceptionnelle sur le marché des cyberdecks. Mais cette décision fut également la source d’années de luttes intestines au sein de la corpo, semant en fait les graines de sa propre destruction.


SAEDER-KRUPP



Il était une fois une compagnie du nom de BMW qui constituait la pièce maîtresse de l’empire Saeder-Krupp. Une femme très intelligente le dirigeait, Wilhelmina Graff-Beloit. Elle s’en était emparée en le prenant à son fondateur (et accessoirement, son mari). En 2037, il se passa quelque chose qui pourrait être à l’origine de la devise « Ne traite jamais avec un dragon » : le grand dragon Lofwyr annonça que par divers biais, il contrôlait 63 % des actions de la compagnie et en prenait donc la présidence. Il jeta Mina dehors, qui s’exila en 2050 à bord de la station Zurich-Orbital jusqu’à sa mort, puis se débarrassa du conseil d’administration et remania complètement la direction. Par des manoeuvres de génie, Lofwyr agrandit encore l’empire Saeder-Krupp, l’envoyant tout droit dans la cour des grands et des corporations AAA.
Le dragon vit heureux depuis.


YAMATETSU



Affublée d’une réputation de parvenue et de révolutionnaire (expliquant sans doute pourquoi elle s’est renommée « Evo »), Yamatetsu Corporation occupa le devant de la scène en 2041, au grand dam de tous. Ces malotrus étaient déterminés à obtenir un siège à la Cour corporatiste et n’acceptaient pas qu’on les refoule. Comment osaient-ils ?
C’est en tous cas ce que se disaient les autres corpos, quand Yamatetsu réussit, en 2042, le tour de force de se hisser au rang de AAA dans un gigantesque pied-de-nez. Ils ont dû lâcher du lest en permanence, en se séparant des membres les plus rétrogrades de la compagnie, et ils se sont adaptés pour rester à la pointe de la technologie afin de s’attaquer sous
un nouveau nom, Evo, à divers projets transhumanistes.


RENRAKU



À l’origine appelée Keruba International, Renraku fut rebaptisée après le Crash de 29 lorsqu’un jeune loup corporatiste du nom d’Inazo Aneki en fit l’acquisition et la restructura complètement. La corporation joua un rôle clé dans la reconstruction du réseau mondial après le Crash et en tira des profits considérables. Mais elle voulut se faire plus grosse que le boeuf en commençant à faire joujou avec la création de logiciels cognitifs semi-autonomes, en 2049 : bien que cela ait donné à la corpo une bonne longueur d’avance dans la course technologique (et la prise de parts de marchés), son application à la Renraku Arcology de Seattle aboutit à une IA démente, Deus et un rôle dans le Second crash.


AZTECHNOLOGY



Aztechnology prit une très mauvaise décision quand elle donna l’ordre à l’Aztlan de nationaliser toutes les compagnies étrangères. Cette déclaration de guerre économique poussa la Cour corporatiste à mandater son tout premier « Ordre Oméga » : en gros, un feu vert pour que toutes les autres corpos s’en prennent sans modération au condamné. Il fallut quelques années aux mégacorpos pour préparer leur riposte, mais elles le firent avec classe : en 2048, l’opération
Reciprocity, menée conjointement avec le soutien de la Cour corporatiste, frappa les installations d’Aztechnology à Ensenada. AZT s’empressa de revenir à la table des négociations et le Règlement de Veracruz força la mégacorpo à verser des compensations directes à toutes les compagnies lésées. Pendant les négociations, d’une manière ou d’une autre, la mégacorpo s’arrangea pour que seules les autres mégas puissent établir des filiales en Aztlan et pour que les actionnaires
majeurs de ces filiales soient des citoyens aztlans ou des corporations majoritairement contrôlées par des Aztlans. Tordu, hein ? Cela ne fait que montrer à quel point ils vous suceraient le sang… au sens propre comme au figuré.
Revenir en haut Aller en bas
 
2036 - 2056 : Bugs et Companies (Epoque SR1- SR2)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 2036 - 2056 : Bugs et Companies (Epoque SR1- SR2)
» 2064 - 207? : Crash2.0 et... maintenant? (Epoque SR3 - SR4)
» Le marché multi epoque de brouages 2012
» Liste des bugs connus
» Tous les Bugs de la 3.5 X

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FIAT LUX ROLISTICUM !!  :: SHADOWRUN 4 :: HISTOIRE DU 6ème MONDE-
Sauter vers: